Introduction
L’élevage contribuait en 1997 pour
environ 10% au PIB du Burkina Faso. Il est la
deuxième source de devises d’exportations
de produits agricoles du pays après le
coton. C’est une activité qui est
omniprésente dans toutes les régions
et au niveau de tous les ménages ruraux
du Burkina Faso. Cette place de choix pour une
activité qui n’a pratiquement pas
fait l’objet d’investissements significatifs
(moins de 1.5% de l’ensemble des investissements
publics au développement entre 1994 et
1997), est l’expression d’un potentiel
indéniable que recèle le pays en
matières de productions animales. Cela,
malgré les difficultés que rencontre
ce secteur, liées aussi bien aux animaux élevés
qu’aux conditions environnementales et
techniques dans lesquelles ils sont conduits
et exploités.
Fort de ce constat, le Gouvernement du Burkina
Faso, notamment les autorités en charge
de la politique de développement de l’élevage,
a procédé à une analyse
approfondie de la situation du secteur ce qui
a permis d’identifier les principales contraintes
qui se posent dans les différents types
de systèmes en vigueur. Cette démarche
a abouti à la définition d’objectifs
précis pour les spéculations jouant
un rôle socio-économique majeur
tant pour les producteurs que dans la balance économique
du pays. Il s’agissait à terme,
de promouvoir à travers le développement
des activités agropastorales, un véritable
bien-être des acteurs du secteur tout en
contribuant à générer des
richesses pour l’ensemble du pays.
Les objectifs stratégiques du développement
de l’élevage
Objectif général : (du secteur
de l’élevage) concourir à la
réalisation des grandes orientations
nationales de développement et notamment
participer à la mise en œuvre de
la Stratégie Nationale de Développement
Durable et de la Stratégie Nationale
de Sécurité Alimentaire et du
Cadre Stratégique de Lutte contre la
Pauvreté.
Il consiste à améliorer de façon
durable les performances du secteur de l’élevage à travers
:
- la création des conditions pour un
exercice optimal de l’élevage
traditionnel et l’accroissement de sa
productivité afin d’améliorer
les revenus des éleveurs ;
- et la promotion d’un élevage
moderne hautement productif pouvant intéresser
de nouveaux acteurs et créer des emplois.
Objectifs spécifiques de production
: ils visent à :
1. Augmenter la productivité animale
en mettant l’accent sur l’amélioration
génétique, l’alimentation,
la santé et la gestion rationnelle des
troupeaux en fonction de leurs spécificités
;
2. Développer l’élevage
de manière soutenue en tenant compte
des zones agro-écologiques et en favorisant
des choix relatifs aux zones et aux systèmes
de production adaptés aux ressources
;
3. Intensifier les mesures destinées à la
création d’une véritable
filière laitière afin de réduire
les importations, tout en contribuant à la
création d’emplois et à l’amélioration
de la valeur ajoutée ;
4. Améliorer et contrôler la
qualité et la salubrité des produits
animaux et d’origine animale offerts
sur le marché ;
5. et développer l’intégration
agriculture-élevage pour une gestion
optimale des ressources naturelles et un accroissement
des productions animales et végétales.
Ces orientations une fois établies,
elles constituent la lanterne qui gouverne
les actions synergiques et concertées
des différents partenaires devraient
initier. Certaines actions relèvent
naturellement de l’encadrement technique
; d’autres sont du ressort des réformes
politiques et économiques à effectuer
par l’autorité en faveur du secteur
; d’autres par contre relèvent
de la recherche, car nécessitant la
création ou l’adaptation de technologies
nouvelles et performantes afin d’augmenter
les performances de production. L’INERA, à travers
le Département Productions Animales,
a reçu ce mandat d’accompagner
le développement de l’élevage
dans cette quête renouvelée de
l’excellence, de la performance et de
la rentabilité au profit des producteurs.
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