Acquis du CREAF

Ces acquis, pour la plupart scientifiques et techniques, sont ceux obtenus par les différents laboratoires et cellules d’appui techniques.

Le Laboratoire d’analyse Sol-Eau-Plante (SEP)
Démembrement du laboratoire sol-plante de la Station de Saria, il constitue l’un des premiers laboratoires de l’INERA, hérité de l’IRAT (structure française de recherche). Son développement a abouti à la création de quatre Unités d’Etude et de Recherche (UER) : UER matière organique-azote, UER amendements locaux, UER fertilisants chimiques et UER physique et biologie des sols. Ce laboratoire sert ainsi de structure d’appui aux activités de recherche internes de l’INERA. Il permet également de faire face aux demandes sans cesse croissantes des structures de développement en analyses des sols. Le laboratoire Sol-Eau-Plante est affilié au Réseau National des Laboratoires d’Analyse des Sols et des Végétaux (RNLASV).
Au titre des acquis, le Laboratoire SEP a contribué, au cours des dix dernières années, à de nombreuses formations des chercheurs nationaux et étrangers : deux thèses d’Etat dont deux en cours, une dizaine de DEA et de Thèses 3è cycle dont cinq en cours, et plus de trente ingénieurs du Développement Rural. Le Laboratoire SEP compte en plus de nombreuses productions scientifiques.

Le Laboratoire de virologie
Le Laboratoire de virologie a vu le jour en 1985. Il a développé des activités dans deux domaine-clés : l’épidémiologie des maladies virales des plantes en zone sub-arides et le contrôle des maladies virales des plantes. Disposant d’équipements scientifiques performant, ce laboratoire permet l’application de techniques et biotechniques pour l’extraction et la purification des protéines, la production d’anticorps monoclonaux, le diagnostic sérologique, les analyses moléculaires de protéines et d’acides nucléiques, etc. le Laboratoire a permis d’identifier plus de 25 virus chez les céréales, les légumineuses alimentaires et les cultures maraîchères.

Au titre des acquis scientifiques, le laboratoire de virologie a produit plus d’une trentaine d’articles scientifiques, des thèses et des mémoires de DEA. Il contribue actuellement à la préparation de deux Doctorats d’Etat, deux Doctorats Unique, un Doctorat 3è cycle, et deux DEA.

Le Laboratoire de Phytopathologie
Le Laboratoire de Phytopathologie conduit des programmes de recherche sur les maladies cryptogamiques et bactériennes du mil et du sorgho et sur des méthodes de protection intégrée de ces cultures.

Au titre des acquis, ce laboratoire a mis au point des méthodes efficaces de contrôle du mildiou, des tâches brunes du niébé, des maladies foliaires du voandzou, etc... Il a également contribué à la préparation d’une thèse de doctorat d’Etat. Deux thèses de Doctorat Unique sont en cours de production.

Le laboratoire d’Entomologie
Ce laboratoire est le fruit d’une fusion, en 1985, du Laboratoire de stockage du niébé avec le laboratoire d’entomologie du projet lutte intégrée du CILSS, installée en 1981 à Kamboinsé. Il travaille sur la bioécologie des insectes nuisibles aux cultures et aux stocks de mil et de niébé. Au titre des acquis scientifiques et techniques, ce laboratoire a permis d’améliorer les méthodes traditionnelles de stockage du niébé, il dispose d’une collection d’insectes nuisibles aux principales cultures céréalières et au niébé, d’un herbier et d’un diaporama relatifs aux plantes insecticides/insectifuges du Burkina. Une thèse d’Etat est en cours de préparation dans ce laboratoire.

La Cellule Télédétection et Système d’Information Géographique (CTIG)
Créée par décision n° 0059/FP/MESSRS/CNRST du 02 avril 1991, la Cellule de Télédétection et SIG a un statut de Laboratoire du Département Gestion des Ressources Naturelles et Systèmes de Production avec pour mandat l’appui et la recherche en Télédétection et systèmes d’informations géographiques dans le domaines de la gestion des ressources naturelles liées à l’espace sylvo-pastoral. Elle a pour missions, la fourniture de données géographiques (cartographiques, biophysiques et socio-économiques) aux différents programmes de recherches de l’INERA et aux structures de développement, l’analyse et l’exploitation de ces données. Un projet de cinq ans (1991 - 1995) financé par la Coopération Française a d’abord permis la mise en place de cette structure à travers des applications thématiques pour montrer l’opérationnalité de la télédétection et du SIG grâce à une équipe pluridisciplinaire et la collaboration avec différentes institutions internationales (CIRAD, IRD, UAW/Antenne Sahélienne, CRTO, ICRISAT, etc.). La CTIG a ainsi contribué à la réalisation de certains objectifs de recherche ou de projet grâce à différentes conventions et prestations de service (FAC, PNGT, PDRI, PDIZ, PSSA/FAO, Consortium Bas-Fonds, etc.) autour de thèmes variés comme les statistiques agricoles, l’identification des cultures, l’occupation des vols, l’évaluation de ressources agro-pastorales, la cartographie morpho-pédologique, l’inventaire des bas-fonds aménageables, etc. Cette expérience d’une dizaine d’années s’est aussi enrichie par l’accueil et la formation de stagiaires de spécialités et d’origines diverses (25 stagiaires depuis la création : 4 ingénieurs IDR-5, 6 Maîtrises en Géographie, 2 ingénieurs ISTOM-France, 4 diplômés du Cyretel/CRTO, 3 élèves-ingénieurs en informatique, 2 ingénieurs météo, 2 doctorants).

La Cellule de Biométrie
Structure d’appui aux chercheurs du Département GRN/SP, les activités conduites au sein de cette cellule visent à améliorer les performances des chercheurs par une bonne utilisation de l’outil statistique et des méthodes d’analyses statistiques. Elle est très jeune et peu étoffée en personnel et en matériel adéquat. Toutefois, la cellule de biométrie a contribué ainsi à la formation de nombreux chercheurs et techniciens de recherche à l’utilisation efficient de quelques outils statistiques (SPSS, Genstat, etc.).

Le Laboratoire de Microbiologie des sols
Ce laboratoire conduit des recherches sur les relations entre la plante, le sol et les micro-organismes telluriques. Elle mène aussi des recherches sur la biomasse microbienne et l’évolution de la dynamique des bactéries responsables de la transformation des substrats azotées et carbonées.
Parmi les acquis, il faut citer :

  • une collection de souches de rhizobium isolées à partir de plusieurs espèces végétales
  • des souches d’endomycorhizes à vésicules et arbuscules et des souches d’ectomycorhizes d’espèces ligneuses.

Le parc botanique et l’Herbier national du CNRST
Créé en 1952 par l’Institut Français d’Afrique Noire (IFAN), ce parc ne comportait que des espèces locales. Par la suite, plus d’une centaine d’espèces exotiques ont été introduites. Intégralement protégée, le parc botanique constitue, après la forêt classée du barrage, le plus important espace boisée de la ville de Ouagadougou. Il couvre une superficie de 14 ha et compte près de 200 espèces végétales dont 91 espèces exotiques. le parc botanique constitue un support pédagogique privilégie pour l’enseignement de l’écologie.

Quant à l’herbier national, il compte plus de 5000 échantillons de plantes, se répartissant entre 112 familles, 580 genres et 1 200 espèces. Il dispose d’une bibliothèque assez fournie en matière de botanique systématique.

Le laboratoire d’Histoire naturelle
Le Laboratoire d’Histoire naturelle a vu le jour en 1968 en vue de répondre aux besoins des Etats africains en matière de collection et d’étude de la faune et de la flore destinées aux enseignements scolaires et universitaires.
Ce laboratoire dispose actuellement des collections suivantes :

  • 6 000 échantillons de serpents appartenant à 56 espèces,
  • 15 000 insectes dont 500 familles identifiées,
  • 30 mammifères naturalisés,
  • 6 squelettes de mammifères montées,
  • 20 oiseaux naturalisés,
  • 5 aquariums,
  • des vivarium (insectariums).

La tenue du Comité Technique National
Conformément à son mandat, le CREAF est tenu d’organiser des comités techniques sur des problèmes d’envergure nationale du développement agricole. A cet effet, la tenue du dernier Comité Technique National (CTN) date de décembre 1998 sur le thème : Elevage et Environnement

Des thèmes de CTN ont été identifiés par les Conseils du Centre. Mais leurs tenues n’ont pu être effectives à cause de problèmes de calendriers chargés au cours de ces dernières années (rédaction des bilans de 10 années de recherche, organisation des FRSIT, évaluation de programmes de recherche, etc.).