Programme de recherches

Les Equipes de recherche et les programmes
Les équipes de recherches du CRREA Centre sont pluridisciplinaires. Ils sont chargés de la mise en œuvre des activités de recherches des quatre Départements de l’IN.E.R.A, notamment, le Département Gestion des Ressources Naturelles et des Systèmes de Production (GRN/SP), le Département Productions Animales, le Département Productions Végétales et le Département Productions Forestières.

Les programmes exécutés à Saria sont au nombre de 8, notamment le Programme GRN/SP–Centre(1), le Programme Bovins(2), le Programme Petits Ruminants(3), le Programme Monograstrique(4), le Programme Céréales Traditionnelles(5), le Programme Protéagineux(6), le Programme Amélioration des Productions Forestières et Halieutiques(7), le Programme Protection des Ressources Forestières(8).

Attributions et activités des différents programmes
Comme déjà énoncé ci-dessus, le CRREA du Centre exécute 8 programmes des 4 Départements de l’INERA. Ces programmes sont chargés de la mise au point de technologies répondant aux différentes contraintes spécifiques à la Région, mais aussi relatives aux grands thèmes définis dans le Plan Stratégique de la Recherche Scientifique du Burkina.

Programme Gestion des Ressources Naturelles et desSystèmes de Production GRN/SP

Objectifs
Les objectifs du programme sont les suivants :
· Atténuer les effets de la sécheresse sur les cultures et le couvert végétal
· Assurer la défense la défense et la restauration des sols
· Assurer la conservation du couvert végétal
· Comprendre les systèmes de production et les modes de gestion des ressources naturelles
· Améliorer les systèmes de production
· Améliorer le système d’appui aux producteurs

Thèmes étudiés
· Caractérisation des risques climatiques
· Dégradation des sols
· Techniques d’économie de l’eau à la parcelle
· Techniques de conservation des eaux et des sols / Agroforesterie
· Amélioration et maintien de la fertilité des sols
· Caractérisation de l’état du couvert végétal
· Dynamique et fonctionnement des systèmes de production et de gestion des ressources naturelles
· Intensification et diversification des systèmes de production
· Etude des formes d’intégration agriculture-élevage
· Evaluation des modes d’intervention des structures de développement et de leurs impacts sur la gestion des ressources naturelles et les systèmes de production
· Etude de l’environnement socio-économique des producteurs

Programme Protéagineux
Ce programme entend promouvoir la culture des oléagineux annuels et des légumineuses (niébé, sésame, arachide, soja..), par une amélioration de la qualité et productivité des variétés, par une sélection de variétés à haut rendement et résistantes aux principales maladies et prédateurs de ces cultures.

Quelques variétés améliorées mises au point à Saria
Variétés à grains :
KN-1, KVX414-22-2, KVX 414-22-72, KVX 61-1, KVX396-4-5-2D, KVX396-4-4, Moussa local.

Variétés à double objectif (grains et fourrage)
KVX 745-11P, IAR 7/ 180-4-5-1.

Nouvelles variétés en création
-Variétés résistantes au Striga et aux bruches, au Striga et Aphides, Tolérantes aux insectes (punaises), Résistantes aux viroses, Variétés extra-précoces.

Vulgarisation des méthodes de conservation

Stockage hermétique ; Traitement solaire ; Traitement à la cendre ; Traitement à la chaleur ; Traitement à l’huile et poudre de graines de neem (Azadirachta indica) ; Traitement chimique par fumigation et poudre insecticide.

Programme Céréales Traditionnelles

Les attributions de ce programme sont les suivantes : Produire des variétés performantes répondant aux besoins et goûts des producteurs, des utilisateurs, ainsi que des technologies de protection intégrée de ces variétés. Il en est de même d’une optimisation du rendement des céréales traditionnelles par la fertilisation, ainsi qu’une génération de technologies post-récoltes.

ACTIVITE I- Créations des variétés à cycle court (90j) et cycle moyen (120j)
Objectifs:
Mise au point de variétés agronomiquement performantes de type Caudatum et demi-guinéa: tolérantes à la sécheresse, aux maladies foliaires et insectes des panicules, présentant une assez bonne réponse à la photopériode, une productivité élevée et stable, une bonne qualité du grain, adaptées à plusieurs aires de cultures et répondant aux besoins des producteurs, des utilisateurs et des consommateurs.
Créer des nouvelles variétés à base de variétés locales et préservation de la biodiversité

ACTIVITE II : Evaluation variétale
Objectifs:
-Evaluer les performances agronomiques et l’adaptabilité de nouvelles lignées sélectionnées en station et milieu paysan.
-Identifier avec les paysans et agents du développement, après plusieurs années (3-4) de tests agronomiques et tests de dégustations les variétés à vulgariser.

ACTIVITE III- Maintient des variétés des collections
Objectifs :
Renouvellement des semences de variétés provenant de prospections réalisées au BF depuis les années 1960, des variétés provenant d’autres pays et des variétés crées depuis une trentaine d’années au Burkina ( au total 880 numéros).

ACTIVITE IV : Productions de semences
- Semences de pré base produite en petite quantité par le programme et concerne les variétés vulgarisées et en voie de vulgarisation
- Semence de base pour les variétés vulgarisées, produites en station sous la direction technique du programme et l’assistance du Service National de Semences.
- Semences certifiées produites en milieu paysan et soutenue par diverses conventions.

Création et amélioration de nombreuses variétés de sorgho adaptées à diverses régions climatiques du Burkina Faso.
Exemple: Sariaso 11, 12, 13, 14.

Programme bovins
Ce programme a pour objectifs l’amélioration de la productivité des bovins et la qualité de leurs produits (lait et viande), par un contrôle stricte des principales épizooties, une optimisation de l’alimentation et une amélioration des races.

Programme petits ruminants
Ce programme vise une amélioration de la productivité et la qualité des produits de l’élevage d’ovins et de caprins, le contrôle des pathologies et une optimisation des rations alimentaire pour la production de viande des petits ruminants.

Programme Amélioration des Ressources Forestières et Halieutiques
Ce programme comporte comme attributions les éléments suivants : Améliorer les productions forestières, les ressources fauniques terrestres et aquatiques de la zone centre ;
Mettre au point des techniques agro-forestières (haies vives, cultures en couloir, CES/AGF, DRS, etc.) ;
Mettre au point des techniques d’aménagement des formations naturelles ;
Réaliser des améliorations génétiques et des associations symbiotiques pour l’accélération de la croissance des essences locales.
Le programme dispose de deux dispositifs d’observations de longue durée de 50 ha chacune en forêts classées de Tiogo et de Laba. L’objectif est de capitaliser des informations sur l’impact du feu précoce, de la coupe sélective et du pâturage sur la dynamique des formations naturelles. Ces dispositifs ont été installés depuis 1992 et bénéficient d’un suivi continu et rigoureux. Ce dispositif est un patrimoine rare dans la sous région, donc mérite d’être pérennisé.
Résultats saillants du Programme Amélioration du DPF ;
Installation et mode de gestion de haies vives défensives multifonctionnelles ;
Sélection d’espèces ligneuses (arbustes) et élaboration de techniques d’installation et de gestion de haies vives anti-érosives (végétalisation ligneuse des ouvrages anti-érosifs) ;
Mise au point de techniques de culture maraîchère du Baobab (Adansonia digitata) et du Moringa oleifera ;
Développement de la multiplication végétative des variétés améliorées de Ziziphus mauritiana (pomme du Sahel) ;
Proposition d’une technique de coupe adaptée à la régénération par souche de Detarium microcarpum ;
Développement d’une technique de production de plants de A. digitata et de Bombax costatum résistants à la dent des animaux après la transplantation ;
Développement d’une technique de régénération assistée du Néré (Parkia biglobosa) ;
Beaucoup d’études à applications pratiques ont été conduites. Régénération en fonction des facteurs biophysiques du milieu de nombreuses espèces forestières telles que : Detarium microcarpum, Piliostigma thonningii, Acacia seyal, Acacia dudgeoni, Acacia macrostachya, Terminalia avicennioides, Afzelia africana, Isoberlinia doka, Parkia biglobosa, etc..
Etude de l’impact écologique des feux en savane et de la coupe sélective dans les forêts classées, du rôle socio-économique de la régénération des parcs agroforestiers, etc.
De nombreux documents issus des différentes études indiquées existent : pHD, Thèse, Mémoires articles communication et fiche techniques.

Programme Protection des Ressources forestières
Objectifs
A ce programme il est assigné les objectifs principaux qui suivent :
la Connaissance et la Conservation de la Diversité Biologique, pour une Exploitation Durable ; l’Aménagement et le Suivi des Milieux, la mise en place d’une Education Environnementale au profit des Utilisateurs des Ressources Forestières. Les attributions spécifiques consistent :
- En la connaissance de la diversité biologique végétale ;
- l’étude de la dynamique des peuplements et des espèces importantes ;
- la conservation et la gestion durable de la diversité biologique ;
- la mise au point de stratégies de protection des ressources forestières ;
- l’élaboration d’indicateurs de seuil d’équilibre ;
- une étude de la dynamique des populations des espèces forestières ;
- une maîtrise des principales maladies des espèces ligneuses et leur contrôle ;
- le contrôle biologique des espèces végétales aquatiques infestantes, telle que la jacinthe d’eau, le Typha, etc.

Quelques résultats
Les différents travaux réalisés dans le cadre des activités relatives aux objectifs ci-dessus définis ont permis d’engranger un certain nombre de résultats significatifs :

En ce qui concerne la connaissance de la diversité biologique, la prospection de 120 plans d’eau a permis l’inventaire de plus de 200 espèces aquatiques, semi-aquatiques ou inféodées aux zones humides et une quinzaine d’associations végétales dans les écosystèmes aquatiques. Ces travaux ont permis de mettre en évidence un certains nombre de problèmes que connaissent les écosystèmes aquatiques continentaux de la sous-région et singulièrement les eaux continentales du Burkina, notamment le problème des plantes aquatiques prolifiques et envahissantes telles Eichhornia crassipes, Typha australis, qui sont devenues de véritables problèmes de développement. Des monographies existent sur un certain nombre d’espèces, c’est le cas des Fabaceae, Caesalpiniaceae, etc. A ces résultats il faut ajouter les travaux sur la valorisation de la biomasse des plantes aquatiques envahissantes sous forme de compost et d’aliments pour animaux.

Les résultats des différentes études ci-dessus mentionnées existent sous formes de rapports , thèse, mémoires de DEA, articles et communications.

- Le contrôle intégré des plantes aquatiques envahissantes, cas de la jacinthe d’eau
Les tests d’acclimatation des insectes prédateurs (Neochetina bruchi et N. eichhorniae) sont positifs. En effet Neochetina eichhorniae et N. bruchi sont actuellement adaptés aux conditions climatiques du Burkina Faso, ils y vivent et se reproduisent normalement.
En 5 années de lutte on constate une réduction sensible de la biomasse de la jacinthe d’eau dans toutes les zones infestées qui ont reçu des lâchers inondatifs des insectes prédateurs , soit 51,26 % de surfaces libérées par la jacinthe d’eau.
Des autres méthodes non biologique tester (luttes physique et chimique), au moins une efficace dans chaque cas a été identifiée pour la lutte intégrée. Pour la lutte chimique, le glyphosate est identifié comme un herbicide assez efficace et présentant une certaine inocuité pour l’environnement à un dosage de 3l/ha.
Les tests d’acclimatation des insectes prédateurs (Neochetina bruchi et N. eichhorniae) sont positifs. En effet Neochetina eichhorniae et N. bruchi sont actuellement adaptés aux conditions climatiques du Burkina Faso, ils y vivent et se reproduisent normalement.
En 5 années de lutte on constate une réduction sensible de la biomasse de la jacinthe d’eau dans toutes les zones infestées qui ont reçu des lâchers inondatifs des insectes prédateurs , soit 51,26 % de surfaces libérées par la jacinthe d’eau.
Des autres méthodes non biologique tester (luttes physique et chimique), au moins une efficace dans chaque cas a été identifiée pour la lutte intégrée. Pour la lutte chimique, le glyphosate est identifié comme un herbicide assez efficace et présentant une certaine inocuité pour l’environnement à un dosage de 3l/ha.
Les tests d’acclimatation des insectes prédateurs (Neochetina bruchi et N. eichhorniae) sont positifs. En effet Neochetina eichhorniae et N. bruchi sont actuellement adaptés aux conditions climatiques du Burkina Faso, ils y vivent et se reproduisent normalement.
En 5 années de lutte on constate une réduction sensible de la biomasse de la jacinthe d’eau dans toutes les zones infestées qui ont reçu des lâchers inondatifs des insectes prédateurs , soit 51,26 % de surfaces libérées par la jacinthe d’eau.
Des autres méthodes non biologique tester (luttes physique et chimique), au moins une efficace dans chaque cas a été identifiée pour la lutte intégrée. Pour la lutte chimique, le glyphosate est identifié comme un herbicide assez efficace et présentant une certaine inocuité pour l’environnement à un dosage de 3l/ha.

PARTENARIAT
Au niveau régional, le CRREA du Centre est membre des différents Cadres de Concertation Techniques Provinciales des 13 provinces, ou sa contribution pour promouvoir le développement de la production pour la sécurité alimentaire, la lutte contre la pauvreté et la gestion durable des ressources naturelles est importante.

Pour promouvoir les différentes technologies mises au point au niveau régional, le CRREA entretient de nombreux protocoles d’accord avec de nombreuses ONG et Associations de Producteurs au niveau des différentes provinces. C’est le cas de l’ADRK au Centre Nord, la FUGN au Nord, du PDLsaB au Centre Ouest, etc.

Grâce au fonds de Développement Participatif de Technologie du PNDSA II, trois protocoles d’accord de transfert de technologies ont pu être mis en œuvre avec des résultats très intéressants, qui constituent des modèles dans les cadre du transfert des technologies.

CAPACITE D’EXPERTISE ET DE PRESTATIONS DE SERVICE
Il convient d’indiquer que le CRREA du Centre avec ses équipes pluridisciplinaires de recherche dispose d’un potentiel de compétences remarquable. Il est déjà intervenu dans de nombreuses expertises dont les résultats constituent des références dans notre région, voir sur le plan national.

  • Etudes d’impacts pré et post projet,
  • Evaluation de projets de développement,
  • Etude Diagnostique (MARP, DP, Enquêtes, etc..,),
  • Production de semences de base et de semences certifiées,
  • Insémination artificielle,
  • Suivi évaluation des technologies vulgarisées,
  • Identifications d’espèces végétales,
  • Inventaires floristiques,
  • Production de matériel didactique en biologie et écologie végétales (diapositives, documentaires..),
  • Formation et encadrement des enseignants du secondaire et d’étudiants,
  • Appuis techniques divers.